premiers inspecteurs d'academie a tréziers

PREMIERS INSPECTEURS D'ACADEMIE

 

 

A partir de 1882, l'inspecteur primaire va tenir un rôle de plus en plus important dans l'école communale. Avec ses rapports de visite on allait  le voir de plus en plus souvent aiguillonner la municipalité.

Statutairement, il participait à la commission municipale scolaire qui était chargée de surveiller et d'encourager la fréquentation de l'école. Il visitait régulièrement la classe et faisait ses observations au maire. Ses doléances portaient le plus souvent sur les moyens matériels qu'il jugeait trop insuffisants. De manière récurrente, il demandait l’achat de livres, de mobilier scolaire.

Il arrivait, lorsque le sujet était particulièrement grave, ou quand la municipalité faisait la sourde oreille, que le Préfet soit saisi. En 1902 le maire devait se justifier, après une lettre inquisitrice de l'administration préfectorale. Elle venait après le rapport de visite de l’inspecteur d’académie Il répondit : « la fréquentation de l'école de Tréziers est parfaitement régulière. Les élèves sont pourvus de tout ce qui leur est nécessaire. Il n'y a pas à Tréziers d'enfants indigents. Le conseil municipal a voté une aide de dix francs pour la caisse des écoles » Néanmoins les moyens mis à la disposition de l’école ne devaient pas être aussi irréprochables qu’il l’écrivait. Le même jour le conseil décide d’acheter en urgence un poêle pour chauffer la classe. 

En mai 1910, le nouveau maire, Antoine Laffont, s’adressait aux conseillers : « l'inspecteur primaire dans son rapport sur la visite de l'école a trouvé qu'il manque des cartes pour orner la salle, une estrade pour le bureau du maître et une armoire bibliothèque. De plus il écrit que la toiture de l’école, endommagée par la neige, fuit ».

Dans sa réponse le conseil municipal argumenta: « il ne néglige rien pour l'école. Il vient de voter la gratuité des fournitures pour tous les élèves ». En même temps il sollicita une aide pour acquérir  une estrade et une bibliothèque. « Tous ces objets ne peuvent être construits convenablement par les ouvriers de la commune auxquels on est obligé de s'adresser ».

Le 21 octobre 1910 Christine Guiraud l’épouse  du maître d’école Basile Delpech court chez ses voisins Baptiste Monié et Abel Faure. Son mari se meurt. Ils ne pourront que constater le décès. Il était en poste à Tréziers depuis plus de seize ans.

Il sera aussitôt remplacé par un nouveau maître Paul Maurel.

 
 
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ISSN : 1626-0139

03/08/2009

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