origine du chateau de treziers

BERNARD ESPERT

 

En 1797 Bernard Espert était juge de paix du canton de Peyrefitte du Razès. Depuis 1794 il était propriétaire du château de Tréziers ;
Le lundi 22 thermidor an V de la République (14/08/1797) il se présente devant Jean Paul Bergé son fermier qui est « l’agent municipal » chargé d’enregistrer les naissances. Il est accompagné de témoins : Jean Clergue et de Jean Sérié. Il déclare que Paule Astrade, sa servante, a mis au monde un garçon. On lui a choisi les prénoms de Pierre et Jean. Le mari de Paule Estrade, Simon Maillenc dit Bargat, habite à Foix, loin de son épouse, depuis longtemps. Il va bientôt y décéder. Bernard Espert pourra alors épouser la veuve, qui de servante passe au statut de patronne.
Le 05 février 1812 il adopte son fils Pierre Maillenc qui a alors quinze ans. Il lui donne son nom qui va être ajouté à celui de son sang. Il devient Pierre Maillenc-Espert. Par testament, passé le même jour, devant maître Courleste notaire à Mirepoix,  il  l’institue comme son héritier universel. Il lègue à sa femme la moitié de ses biens en usufruit

Bernard Espert meurt le dimanche 12 mars 1815, à cinq heures du matin dans son château de Tréziers. Il était âgé de quatre vingt ans.
Le lundi 14 août un conseil de famille se tient devant le juge de paix de Chalabre. Il désigne Paule Estrade comme tutrice. Le même jour les scellés sont apposés sur le château de Tréziers. 
Le vendredi 18 août 1815 maître Clavel, notaire à Chalabre, procède à l’inventaire. Il est assisté du Juge de Paix de Chalabre. Joseph Monier cultivateur de Tréziers et Philippe Baby ouvrier charpentier de Saint Quentin sont désignés comme experts. Ils reçoivent la mission d’estimer la valeur des mobiliers, animaux, outils et différentes denrées. Sont également présents : Augustin Bloy tisserand et  Jean Rolland cultivateur, tous deux habitent le village. 
Après avoir visité l’ensemble des bâtiments et inventoriés les papiers du défunt, le notaire estima la valeur des biens mis sous scellés à dix mille deux cent quatre vingt douze francs. Toutefois comme que le défunt avait loué une maison à Mirepoix, il demanda qu’on en fasse l’inventaire. Cela était nécessaire pour déterminer le passif et l’actif de la succession.
 

 

ISSN : 1626-0139

23/11/2010

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